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Edito du 07/02/2005

Maria Silvestri, secrétaire générale d’Assistance Usagers Psy, a assisté samedi 05/02/2005 au forum des psys qui s'est tenu à la Mutualité à Paris. 1200 personnes étaient présentes dans la salle pour écouter des interventions sur le thème du droit au secret. Le point d’orgue de l'après-midi a été le discours de Philippe Douste-Blazy, Ministre de la Santé, qui est venu présenter son plan de santé mentale (voir Le Monde du 04/02/2005) annoncé précédemment lors d'une conférence de presse le 02/02/2005.

Constatant que "La France a le taux de suicide le plus élevé pour les personnes âgées, le deuxième pour les adolescents, alors que la consommation des psychotropes est parmi les plus importantes [et que] le recours à la psychothérapie y est parmi le plus faible d'Europe", le ministre propose un "programme concernant l’amélioration de la prise en charge de la dépression et la lutte contre le suicide".
"N
ombre de personnes prenant un traitement antidépresseur n’en ont probablement pas besoin. A contrario, moins de la moitié des personnes souffrant de troubles dépressifs graves sont pris en charge. En effet, on confond souvent la souffrance liée à un évènement difficile de la vie, comme la perte d’emploi ou le dépit amoureux, la déprime et la dépression, la « vraie »."
Il retiens donc, parmi d'autres actions, de "réaliser une campagne média grand public, par l’INPES (Institut de prévention et d’éducation à la santé), pour expliquer aux Français la différence qui existe entre « la déprime » et la dépression et en soulignant que les antidépresseurs ne sont pas forcément une bonne réponse à la tristesse".
De manière générale, il considère que "l’image de la santé mentale doit être améliorée par la diffusion d’informations".

Lors du Forum des psys, le Ministre a réaffirmé cette volonté de mieux informer les usagers et associé chaleureusement les psychanalystes et les psychothérapeutes relationnels à sa nouvelle politique de santé mentale. Il a montré qu'il était bien informé, sensible à la dimension humaine, non évaluable et socialement indispensable de ces "métiers de la parole". Aucune allusion à la loi de juillet 2004 n’a été faite.

L’association AUP ne peut qu’approuver un tel revirement de discours officiel qui ouvre des perspectives de dialogue et affiche une véritable volonté d’informer le public sur l’alternative qu'offre la psychothérapie.

Le bureau

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